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POÈME : "LE CHRIST AUX OLIVIERS"

  • Photo du rédacteur: Gloriabba
    Gloriabba
  • 5 févr. 2018
  • 1 min de lecture

"Quand le Seigneur, levant au ciel ses maigres bras

Sous les arbres sacrés, comme font les poètes,

Se fut longtemps perdu dans ses douleurs muettes,

Et se jugea trahi par des amis ingrats ;


Il se tourna vers ceux qui l’attendaient en bas

Rêvant d’être des rois, des sages, des prophètes

Mais engourdis, perdus dans le sommeil des bêtes,

Et se prit à crier : « Non, Dieu n’existe pas ! »


Ils dormaient. "Mes amis, savez-vous la nouvelle ?

J’ai touché de mon front à la voûte éternelle ;

Je suis sanglant, brisé, souffrant pour bien des jours !"


Gérard de Nerval, Odelettes (extrait)

CRÉDITS :

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